L'ordre règne dans Paris...
On ne peut que se réjouir de la disparition, ou du moins de l'affaiblissement, d'un parti qui, accédant au second tour d'une présidentielle, nous avait nanti d'une Hachouma galactique auprès de tout nos petits copains du reste du monde. Mais une fois (vite) dit cette immense désolation, une fois chanté le naufrage titanesque du « Paquebot » Titanic du Capitaine n'a qu'un oeil, on peut se demander où sont passées les idées frontistes, les votes frontistes dans ce grand escamotage, dans cet amusant bonneteau.
...comme dans mon bus...
Au nom de quoi la fascination de l'ordre, le pujadisme et la xénophobie auraient ils disparus? Les électeurs frontistes auraient-ils tous rejoint le bon côté de la force et seraient ils rentrés dans le jeu du bipartisme à l'eau de rose, comme ça, en un claquement de doigt?
Ce qu'on nous vend comme une récupération des brebis égarées n'est peut-être qu'une frontisation diluée de toute la droite. Les rafles de Sans-papiers, la politique fiscaliste inégale, le grand retour du discours colonial, les jérémiades sécuritaires, c'est quoi sinon la version « costume cravate » du Front?Certains me diront que non, on ne peut pas dire ça du président actuel et de son gouvernement, qui est dans un projet d' « ouverture »: mais, sauf votre respect, mettre des noirs et des arabes à des postes bidon, retourner d'ancien gauchistes, le Front ne l'avait il pas déjà fait auparavant? Alors l'ouverture...mon cul. La révolte m'habite.
On a perdu quelques points de pourcentage d'électeurs FAF. On a gagné un ancrage plus profond de la moëlle frontiste dans la politique « main stream ». Waou: ça c'est du deal.
Du « gagnant gagnant » même. Mais pour qui?

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