Silence, they say, is the voice of complicity.But silence is impossible.
Silence screams.
Silence is a message,
just as doing nothing is an act.
Let who you are ring out & resonate
in every word & every deed.
Yes, become who you are.
There's no sidestepping your own being
or your own responsibility.
What you do is who you are.
You are your own comeuppance.
You become your own message.
You are the message.
Leonard Peltier, In the Spirit of Crazy Horse
Depuis plus de 32 ans, et en dépit d'une absence totale de preuve, Leonard Peltier est en Prison, et ce n'est pas supportable.
Plutôt que de gloser à l'infini à ce sujet, je vous recopie texto ce qu'en dit le site de ses soutiens en France:

« Leonard Peltier, indien Anishinabe/Lakota-Sioux, est incarcéré depuis 1976 aux USA pour un crime qu'il n'a pas commis. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique, qui "devrait être libéré immédiatement et sans condition." Il est une des victimes de la guerre cachée menée par le gouvernement américain et le FBI contre l'American Indian Mouvement (Mouvement Indien Américain - AIM).
Au début des années 1970, le FBI utilisant son programme de contre-espionnage interne (le COINTELPRO) entreprend de déstabiliser et neutraliser l'AIM, dont Leonard Peltier est l'un des leaders. Le 26 juin 1975, une fusillade éclate, après l'intrusion illégale de deux agents du FBI, sur une propriété de la réserve de Pine Ridge (Sud Dakota), où se trouve un campement de l'AIM. Les deux agents ainsi qu'un jeune amérindien membre de l'AIM trouvent la mort. Leonard Peltier est arrêté, inculpé des meurtres des agents et condamné à deux peines de prison à perpétuité alors qu'il n'existe aucune preuve de sa culpabilité. Depuis 1976, Leonard Peltier clame son innocence. En 1981, grâce à la Loi de Liberté d'Information, sur 18000 pages détenues par le FBI, ses avocats en obtiennent la déclassification de 12000. Dans ces pages se trouvent de nombreuses preuves des malversations du FBI dont un rapport ballistique stipulant que l'arme attribuée à Leonard Peltier n'est pas l'arme du crime. Au vu de ces nouveaux éléments, un demande pour l'obtention d'un nouveau procès est déposée. Le gouvernement américian reconnaît alors qu'il "ne peut pas prouver qui, en particulier, a tué les agents." Malgré cela, à cause d'une "technicité judiciaire", la demande d'un nouveau procès est rejetée.
En janvier 2001, le président Bill Clinton n'a pas eu le courage politique de lui rendre sa liberté, en évitant de lui accorder une grâce le dernier jour de son mandat. Leonard Peltier est devenu le symbole de la résistance des peuples indigènes au niveau international. Il est soutenu par Nelson Mandela, Desmond Tutu, Rigoberta Menchù, le Dalaï Lama, le Sous-Commandant Marcos, le Parlement Européen et par plusieurs millions de personnes à travers le monde. »
Léonard Peltier est ainsi un des plus vieux prisonniers politiques de notre monde libre. Son maintien en détention est une insulte à la dignité indienne, qui se bat pour sortir de ses 500 ans de nuit. Une insulte à la justice Américaine, justice qui est le fondement même d'un pays qui a fait de la liberté et de la « justice pour tous » ses pierres angulaires. C'est enfin et surtout une insulte aux valeurs humanistes qui nous unissent par delà les clivages idéologiques.

Le parlement européen s'est exprimé à ce sujet le 11 février 1999 dans une résolution que je vous retransmets telle qu'elle:
«Le Parlement européen,
- vu sa résolution du 15 décembre 1994 sur la clémence pour M. Léonard Peltier ((JO C 18 du 23.1.1995, p. 183.)),
A. considérant le rôle joué par Léonard Peltier pour la défense des droits des peuples indigènes,
B. considérant qu'il a été condamné en 1977 à deux peines de prison à perpétuité, bien qu'il n'y ait eu aucune preuve de sa culpabilité et après avoir été extradé du Canada,
C. considérant qu'Amnesty International a manifesté à plusieurs reprises son inquiétude concernant l'équité du procès qui a abouti à la condamnation de M. Peltier,
D. considérant que le gouvernement des États-Unis admet aujourd'hui que les déclarations écrites sous serment qui ont été utilisées pour arrêter et extrader M. Peltier du Canada étaient fausses et que le représentant du ministère public, Lynn Crooks, a déclaré que le gouvernement américain ne possédait pas de preuves sur les auteurs des assassinats des agents,
E. considérant qu'après 23 ans de détention dans les pénitenciers fédéraux, l'état de santé de M. Peltier s'est sérieusement détérioré et que, selon des spécialistes, s'il ne reçoit pas des soins médicaux appropriés, sa vie pourrait être en danger,
F. considérant que les services pénitentiaires continuent à refuser à M. Peltier un traitement médical approprié, en violation du droit humanitaire international et des droits constitutionnels de M. Peltier,
G. faisant observer que M. Peltier a épuisé toutes les voies de recours selon le droit américain;
1. demande une nouvelle fois instamment que Léonard Peltier bénéficie de la grâce présidentielle;
2. insiste pour que Léonard Peltier soit transféré dans une clinique où il puisse recevoir le traitement médical approprié;
3. demande de nouveau que les lacunes judiciaires constatées dans la condamnation de M. Peltier fassent l'objet d'une enquête;
4. charge sa délégation pour les relations avec les États-Unis d'inscrire le cas de Léonard Peltier à l'ordre du jour de sa prochaine rencontre avec les parlementaires américains;
5. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, ainsi qu'au Congrès et au président des États-Unis. »

Depuis, nous attendons. Et chaque jour aggrave l'injustice et la douleur de cet homme digne, qui continue d'écrire de sa prison, qui continue de se battre. (Lisez ses « écrits de prison », qui sont une formidable leçon de résistance).
M. Obama, sous les cieux plus cléments et pleins d'espoirs que votre élection a suscités en Amérique, honorez la promesse de justice Universelle dont votre pays se prévaut.
M. Obama, Mettez fin à l'incarcération d'un des derniers prisonniers politiques du monde libre.
M Obama, libérez Léonard Peltier.