Ils l'ont dit. Le parti, l'assemblée, l'ont fait. Et c'est un peu de la dignité et de la crédibilité de la République qui s'en va. Des velours du parlement, ils ont envoyé valser en quelques mots l'espoir que j'avais de voir enfin la France affronter cet épisode de son passé, sans fard, sans pincettes. Qui sait, pour ressortir plus fraîche de vérité, pour pouvoir sereinement définir son projet, sur une base enfin assainie de dizaines d'années de mensonge.
Mais la droite l'a dit: n'effaçons pas les bons aspects de la colonisation. Pire: la droite demande à l'école de la république de partialement prendre en compte, dans l'enseignement de l'histoire, ces « bon côtés » . Ca va sembler un détail à des politiques de plus en plus férus de langage simple et populiste, mais en premier lieu, on peut se demander en quoi c'est le rôle d'un cours d'histoire d'inculquer ce qui est bon ou pas pour les petits Français. C'est peut-être pour notre droite démagogue un poil de cul sémantique à balayer, mais il demeure encore une nuance assez palpable entre propagande et enseignement des faits historiques.
Passons. Il n'y a aucun discernement, aucune forme de justice à attendre de politiques visiblement prêts à toutes les dérives droitières et populistes pour prendre, ou rester au pouvoir. Après tout, que pouvions nous espérer d'autre que ce nationalisme le plus bas de plafond, en ces temps où chacun à droite agite l'immigration épouvantail et le croque-mitaines émeutier d'outre-périph?
Alors, pour justifier plus d'un siècle d'oppression, on nous brandit l'aménagement du territoire, un hôpital par-ci, un instituteur de brousse par là, comme autant de cache-sexes idéologiques pour l'entreprise coloniale. Mais enfin qui peut encore sérieusement penser que les infrastructures que l'on installait étaient destinés à d'autres besoins que ceux-là même des colons ou de la métropole? Quelqu'un croit il que les routes, les ports de l'empire servaient à autre chose qu'à l'acheminement des marchandises, des colons et des soldats? La droite croit-elle sincèrement qu 'on agissait par philanthropie envers les indigènes?
Des indigènes que pour mieux civiliser l'on nantissait d'emplois de seconde zone, auxquels on apprenait de temps en temps le « nos ancêtres les gaulois », de la chair à canon et du bois d'ébène bon marché qui s'épuisait au travail, mourait dans nos guerres, quand ce n'était pas l'armée française qui les pacifiait au fusil.
Les morts de Madagascar, de Sétif, pour ne parler que d'eux, ont sûrement apprécié cette oeuvre civilisatrice que nos députés veulent maintenant voir à pied d'égalité avec des décennies de brimades, d'humiliations, de racisme de pillage et d'acculturation.
Qui pense encore que son pays a quelque chose à perdre à assumer de front son passé? Nous avons, au contraire, tout à gagner d'un peu plus de dignité, de vérité face aux facilités que l'on nous offre en pâture. Il faut faire preuve d'une bien grande puérilité pour penser que cette politique de l'autruche, cette pitoyable farce, ce tour de passe-passe lavera la France... plus blanc que blanc.
Mais la droite l'a dit: n'effaçons pas les bons aspects de la colonisation. Pire: la droite demande à l'école de la république de partialement prendre en compte, dans l'enseignement de l'histoire, ces « bon côtés » . Ca va sembler un détail à des politiques de plus en plus férus de langage simple et populiste, mais en premier lieu, on peut se demander en quoi c'est le rôle d'un cours d'histoire d'inculquer ce qui est bon ou pas pour les petits Français. C'est peut-être pour notre droite démagogue un poil de cul sémantique à balayer, mais il demeure encore une nuance assez palpable entre propagande et enseignement des faits historiques.
Passons. Il n'y a aucun discernement, aucune forme de justice à attendre de politiques visiblement prêts à toutes les dérives droitières et populistes pour prendre, ou rester au pouvoir. Après tout, que pouvions nous espérer d'autre que ce nationalisme le plus bas de plafond, en ces temps où chacun à droite agite l'immigration épouvantail et le croque-mitaines émeutier d'outre-périph?
Alors, pour justifier plus d'un siècle d'oppression, on nous brandit l'aménagement du territoire, un hôpital par-ci, un instituteur de brousse par là, comme autant de cache-sexes idéologiques pour l'entreprise coloniale. Mais enfin qui peut encore sérieusement penser que les infrastructures que l'on installait étaient destinés à d'autres besoins que ceux-là même des colons ou de la métropole? Quelqu'un croit il que les routes, les ports de l'empire servaient à autre chose qu'à l'acheminement des marchandises, des colons et des soldats? La droite croit-elle sincèrement qu 'on agissait par philanthropie envers les indigènes?
Des indigènes que pour mieux civiliser l'on nantissait d'emplois de seconde zone, auxquels on apprenait de temps en temps le « nos ancêtres les gaulois », de la chair à canon et du bois d'ébène bon marché qui s'épuisait au travail, mourait dans nos guerres, quand ce n'était pas l'armée française qui les pacifiait au fusil.
Les morts de Madagascar, de Sétif, pour ne parler que d'eux, ont sûrement apprécié cette oeuvre civilisatrice que nos députés veulent maintenant voir à pied d'égalité avec des décennies de brimades, d'humiliations, de racisme de pillage et d'acculturation.
Qui pense encore que son pays a quelque chose à perdre à assumer de front son passé? Nous avons, au contraire, tout à gagner d'un peu plus de dignité, de vérité face aux facilités que l'on nous offre en pâture. Il faut faire preuve d'une bien grande puérilité pour penser que cette politique de l'autruche, cette pitoyable farce, ce tour de passe-passe lavera la France... plus blanc que blanc.
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