Pour reprendre ce que j'avais posté (Voir wikicopistes) , je dois avouer que bien malgré moi je retourne à une forme d'optimisme politique. Au fond toute médaille a son revers et à quelque chose malheur est bon. J 'ai pas mal tendance à critiquer la dérive néo libérale qui balaye le monde, avec au ventre la trouille de nous voir tous livrés au marché impersonnel et globalisé. Phobie bien courante de nos jours, me direz vous.
Mais peut-être les libéraux ont-ils à leur tour une révolution de retard. Internet, que j'avais souvent comparé à un super minitel est sûrement cette nouvelle matrice des bouleversements de demains. Et ce n'est pas ici un lieu commun maintes fois entendu de la bouche même des marchands de tout, qui n'y ont vu, braves gens, qu'un nouveau supermarché. Non.
Tout viens, je le pense, du fait qu'en zone riche comme la notre, le prix des biens matériels (à l'exception notable du logement) essentiels à nos existences ne cesse de baisser, et les possibilités à venir, en particulier du fait des nanotechnologies, augurent un avenir encore meilleur. Je ne m'inquiètes pas pour le marché, qui saura retrouver dans l'information et les loisirs, une nouvelle marchandise, une nouvelle foire.
Mais enfin, rien ne nous force à vivre en quête des besoins publicisés à venir. Aussi, si l'on s'en tient à l'avenir à la saine ascèse consistant à ne pas acheter des portables qui font le café et des voitures bioniques, on devrait pouvoir subvenir à ses propres besoins sans s'échiner. Libre aux autres de se crever le cul pour se payer la dernière console, la meilleure bagnole. Je ne prétendrais plus jamais avoir à porter la responsabilité de la stupidité de notre société. Promis.
La révolution que les mecs de droite ne voient pas venir, nous en trouvons l'avant-garde chez certains étudiants. Je pense à ces grands campus d'étudiants où l'on a su instaurer une certaine forme de partage et de prospérité culturelle en dehors du circuit économique traditionnel. Ainsi la plupart de ces étudiants sont ils fauchés comme les blés, mais ils se trouvent dans un univers ultra connecté, mettant en commun fichiers et programmes, concerts, soirées et simples discussions. Parfois par des méthodes se situant aux franges de la légalité, ils disposent de tout ce que l'information peut offrir tout en se nourrissant de coquillettes hard discount, ne participant à l' « économie réelle » que par de petits boulots et achats assurant ce mode de vie.
Ces fantassins d'une révolution dont beaucoup ignorent jusqu'aux enjeux savent à merveille trouver ce qui est gratuit quand tout est payant, voir le créer (je pense à leur participation aux projets freewares, à leur bénévolat réel et informatique). Les plus techniciens peuvent bricoler de petits programmes, les moins bidouillards peuvent écrire l'article « Proust » de Wikipédia ou donner des cours gratuits aux enfants, s'engager. Cette civilisation du temps libre, est mon utopie, mon « Paradise Now » à moi, mon éden perdu aussi. Je sais bien qu'il ne concerne qu'une marge de marge, bien que le mode de vie Bobo en vigueur dans mon coin de Paris n'en soit peut être que la continuité. Et les jeunes gens sont de plus en plus nombreux et de moins en moins jeunes à ouvrir de véritables lézardes dans les murs de l'empire, à instaurer de joviales Zones d' Autonomie Temporaires.
Et en fin de compte, je trouve ce projet beaucoup plus sympathique que celui de la croissance exponentielle, qui me propose de me tuer à la tâche pour des trucs dont je n'ai pas besoin.
Mais peut-être les libéraux ont-ils à leur tour une révolution de retard. Internet, que j'avais souvent comparé à un super minitel est sûrement cette nouvelle matrice des bouleversements de demains. Et ce n'est pas ici un lieu commun maintes fois entendu de la bouche même des marchands de tout, qui n'y ont vu, braves gens, qu'un nouveau supermarché. Non.
Tout viens, je le pense, du fait qu'en zone riche comme la notre, le prix des biens matériels (à l'exception notable du logement) essentiels à nos existences ne cesse de baisser, et les possibilités à venir, en particulier du fait des nanotechnologies, augurent un avenir encore meilleur. Je ne m'inquiètes pas pour le marché, qui saura retrouver dans l'information et les loisirs, une nouvelle marchandise, une nouvelle foire.
Mais enfin, rien ne nous force à vivre en quête des besoins publicisés à venir. Aussi, si l'on s'en tient à l'avenir à la saine ascèse consistant à ne pas acheter des portables qui font le café et des voitures bioniques, on devrait pouvoir subvenir à ses propres besoins sans s'échiner. Libre aux autres de se crever le cul pour se payer la dernière console, la meilleure bagnole. Je ne prétendrais plus jamais avoir à porter la responsabilité de la stupidité de notre société. Promis.
La révolution que les mecs de droite ne voient pas venir, nous en trouvons l'avant-garde chez certains étudiants. Je pense à ces grands campus d'étudiants où l'on a su instaurer une certaine forme de partage et de prospérité culturelle en dehors du circuit économique traditionnel. Ainsi la plupart de ces étudiants sont ils fauchés comme les blés, mais ils se trouvent dans un univers ultra connecté, mettant en commun fichiers et programmes, concerts, soirées et simples discussions. Parfois par des méthodes se situant aux franges de la légalité, ils disposent de tout ce que l'information peut offrir tout en se nourrissant de coquillettes hard discount, ne participant à l' « économie réelle » que par de petits boulots et achats assurant ce mode de vie.
Ces fantassins d'une révolution dont beaucoup ignorent jusqu'aux enjeux savent à merveille trouver ce qui est gratuit quand tout est payant, voir le créer (je pense à leur participation aux projets freewares, à leur bénévolat réel et informatique). Les plus techniciens peuvent bricoler de petits programmes, les moins bidouillards peuvent écrire l'article « Proust » de Wikipédia ou donner des cours gratuits aux enfants, s'engager. Cette civilisation du temps libre, est mon utopie, mon « Paradise Now » à moi, mon éden perdu aussi. Je sais bien qu'il ne concerne qu'une marge de marge, bien que le mode de vie Bobo en vigueur dans mon coin de Paris n'en soit peut être que la continuité. Et les jeunes gens sont de plus en plus nombreux et de moins en moins jeunes à ouvrir de véritables lézardes dans les murs de l'empire, à instaurer de joviales Zones d' Autonomie Temporaires.
Et en fin de compte, je trouve ce projet beaucoup plus sympathique que celui de la croissance exponentielle, qui me propose de me tuer à la tâche pour des trucs dont je n'ai pas besoin.
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