Quand le monde parfois me crachait à la gueule sa misère, j'avais demandé à mon père: qu'est ce qui peut bien nous retenir ici? Pourquoi les vieillards qui ne peuvent plus baiser, plus manger, plus marcher, plus parler s'accrochent ils à la ligne de plus en plus hésitante de leur cardiogramme?
Il m' a répondu que la vie était riche de surprises, jusque dans le minuscule, et que ses merveilles, on les trouve parfois au coin de la rue. Et voici que la vie à tous ces niveaux nous surprend, au moment où on l'attendait le moins.
Soyons une fois de plus indulgents envers ces clichés, qui, pour une fois portent leur part d'éternité. Oui, il suffit qu'une belle fille passe dans la rue filtrée des rayons de soleil timide, il ne faut parfois qu'un verre de vin, un livre, pour rattacher les wagons de l'homme au bouillonnements du monde, à sa douce folie.
Quelques chansons des Beattles m'ont tiré il y a des mois de la mélancolie la plus organique. Depuis, j'aime la vie comme le vieux aime sa vieille depuis si longtemps, avec patience et indulgence. Et ce sont ses manies imprévisibles, plus encore que la révolution, plus encore que la religion qui m'ont tiré du désespoir quand je pensais que tout était fini.
De toutes petites révolutions, d'infinitésimaux cataclysmes sont la perfusion qui me maintient dans le grouillant, le fou, le beau. Ils ne sont pas visibles les fils d'araignées qui empêchent ma marionnette de tomber en morceaux. Mon piédestal qui me porte au monde s'alimente des vents qui le secouent.
Un jour de plus.
Il m' a répondu que la vie était riche de surprises, jusque dans le minuscule, et que ses merveilles, on les trouve parfois au coin de la rue. Et voici que la vie à tous ces niveaux nous surprend, au moment où on l'attendait le moins.
Soyons une fois de plus indulgents envers ces clichés, qui, pour une fois portent leur part d'éternité. Oui, il suffit qu'une belle fille passe dans la rue filtrée des rayons de soleil timide, il ne faut parfois qu'un verre de vin, un livre, pour rattacher les wagons de l'homme au bouillonnements du monde, à sa douce folie.
Quelques chansons des Beattles m'ont tiré il y a des mois de la mélancolie la plus organique. Depuis, j'aime la vie comme le vieux aime sa vieille depuis si longtemps, avec patience et indulgence. Et ce sont ses manies imprévisibles, plus encore que la révolution, plus encore que la religion qui m'ont tiré du désespoir quand je pensais que tout était fini.
De toutes petites révolutions, d'infinitésimaux cataclysmes sont la perfusion qui me maintient dans le grouillant, le fou, le beau. Ils ne sont pas visibles les fils d'araignées qui empêchent ma marionnette de tomber en morceaux. Mon piédestal qui me porte au monde s'alimente des vents qui le secouent.
Un jour de plus.
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