Records d'abstention aux scrutins, retour aux recettes de psychologie de bazar pour le « mieux vivre », fin de l'engagement, médias formatés, loisirs calibrés façon « coeur de cible », absence de polémique artistique dans le débat populaire: ce n'est pas d'une épidémie ou d'une guerre que notre civilisation mourra, mais bien plus sûrement d'ennui!
Des siècles de progrès, d'imagination, des décennies à construire une classe moyenne libérée du labeur et donc plus réceptive, une espérance de vie jamais vue, tout cela pour périr terrassé de mollesse devant les spectacles lamentables d'une scène artistique livrée à Besson et Coelho, d'une arène politique post-moderne figée dans le ventre (le centre?) le plus mou, d'une Europe où de vastes référendums et pétitions tâteront l'opinion sous le prétexte d'une démocratie participative qui ne serait plus que l'ombre de son projet. Le museau saturé d' anxyolitiques et d'antidépresseurs, une immense classe d'âge s'étendant de trente à cent vingt ans regardera son nombril en panne d'idées, juste en dessous de la télé aux mille chaînes où crèvera un tiers-monde médiéval.
Mon Apocalypse est moins classe que celle de Jean, ça c'est sûr. Mon occident, et c'est bien triste, je le vois bien crever dans sa graisse, faute de combattants, rotant à l'infini un passé mythifié et embaumé. Même la mort des empires n'est plus ce qu'elle était, ma pauv'dame.
Mon Apocalypse est moins classe que celle de Jean, ça c'est sûr. Mon occident, et c'est bien triste, je le vois bien crever dans sa graisse, faute de combattants, rotant à l'infini un passé mythifié et embaumé. Même la mort des empires n'est plus ce qu'elle était, ma pauv'dame.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire