lundi, mai 01, 2006

DERNIERS RABAIS AVANT ELECTIONS!

Le calcul est simple, pour monsieur S: les élections approchent, et, comme le veut le système électoral, elles se gagneront à la marge. Il lui faut donc bouffer à tous les râteliers, quitte à racoler activement auprès du marais de l'électorat frontiste.

Ca se passe comme ça, à droite: que l'on songe la fameuse tirade de notre président sur le bruit et l'odeur des immigrés il y a des années, ou bien encore à l'incendie d'un campement de gens du voyage par un maire de droite en Alsace. Que l'on songe au dernier délire du maire divers droite de Montfermeil, qui veut interdire à ses administrés sauvageons mineurs tout rassemblement de plus de deux personnes en centre ville. Le naturel revient toujours au galop!

Aussi monsieur S nous propose-t-il, après le fichage ethnique des délinquants, une nouvelle loi sur l'immigration, une « immigration choisie », parce que je le vaux bien. De l'avis quasi unanime des commentateurs, il s'agit bien d'une loi à visée essentiellement politique. Histoire de ratisser plus large.

Le résultat, c'est que la loi propose de sélectionner les entrants en fonctions de critères d'utilité économique. Ce que l'on fait au bétail agricole, pourquoi ne pas le faire aux étrangers? Je propose d'ores et déjà un examen des dents et du blanc de l'oeil, une palpation des biceps, histoire de vérifier la qualité du bois d'ébène.




Toujours là où on l'attend, la droite prépare une fois de plus le terreau fasciste fertile qui lui permettra de se faire élire grâce au racisme et à la peur d'une insécurité fantasmée. Après tout, comment les en blâmer, quand on voit à quel point l'électorat tend l'autre fesse: Les serfs réclament plus de contrôle et plus d'inégalité, le peuple veut de l'émotion simple! De la peur, de la haine de l'autre, du sentiment grégaire nationaliste, un peu de soupe... Il est tellement simple d'aller dans le sens du poil, dans celui de l'avilissement populiste et démagogue.

La recette est la même, pour la droite du monde entier. Quand le simple libéralisme ne suffit plus à séduire les masses avec le super argument « sacrifice social = plus de croissance = de plus grosses miettes pour les gueux = joie de vivre », il suffit de ressortir les fiertés et les peurs nationalistes, de déclencher une guerre, de stigmatiser une minorité. Dans une société ainsi terrorisée, le bétail se met à rêver d'ordre, et les patrons encaissent encore plus.

Que demande... le peuple?

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