L'autre soir, j'ai regardé mon président à la télé: ce n'était pas joli à voir. On avait l'impression d'être à table, un peu pété à l'heure du rince-cochon, à discuter avec un oncle arriviste, très sûr de lui, et prêt à toute la mauvaise foi du monde pour étayer des propos embrumés et fumeux.
Ainsi, il a commencé à expliquer aux stoïques journalistes présents le magnifique rôle de conciliateur de la Chine au Darfour (« la Chine aide le monde dans la crise du Darfour, pour éviter le drame ») et dans le monde (« la Chine aide le monde en empêchant l'Iran de se doter de l'arme nucléaire »). De la pure ineptie en bois de Sequoïa, du boule-chite de derrière les fagots, de la déclaration si fausse, si hypocrite, si incohérente, que je ne prendrai même pas la peine de commenter les grosses ficelles argumentaires qu'un jury d'enfants de sept ans sous Télétubbies aurait levés sans peine.
Puis, alors qu'à ce stade la plupart des observateurs politiques honnêtes ont normalement du être pris de nausée et de saignements de nez, il nous a tenu à peu près ce langage, parlant cette fois de notre futur (et certainement brillant) retour sur le champ de bataille afghan:
« C'est pas la peine d'aller éteindre la flamme olympique, hein...parce que ça, c'est du deux poids et deux mesures, hein. C'est pas la peine d'aller bousculer la p'tite athlète, heu, handicapée, si c'est pour dire, « oh ben oui, là, euh, si c'est la flamme olympique ça nous gêne, mais quand c'est en Afghanistan, la Burka sur les femmes ça nous gêne pas », et bien moi, ça me gêne ».
Que veut dire notre poète par ce discours bien confus? traduisons en Français courant, ou plutôt juste en Français ce qu'il semble vouloir confusément nous dire:
« Vous vous opposez au passage de la flamme olympique, mais vous êtes peu dérangés par les Talibans » (au passage, j'aimerais qu'il m'en trouve, de ces fameux opposant aux JO à Pékin qui en même temps kifferaient la Burka...bref). « Vous faites du deux poids deux mesures ».
Voilà, c'est dit. Les journalistes prétextes, médusés, ont laissé passer, alors que, (et putain c'était quand même facile à relever!)le président en ne s'opposant pas au gouvernement chinois mais en envoyant des hommes en Afghanistan fait justement montre du « deux poids deux mesures » qu'il dit critiquer!
Alors...si comme moi vous ne savez pas si les journalistes manquent de logique ou de courage quand ils sont face au président, si comme moi vous vous demandez à quoi a servi ce show minable à part à slalomer entre les portes ouvertes et les sophismes, si vous pensez que ceux qui nous gouvernent n'ont ni courage politique, ni idées ni constance, ni honnêteté intellectuelle, si...
...Enfin, vous m'avez compris.
Non?
Ainsi, il a commencé à expliquer aux stoïques journalistes présents le magnifique rôle de conciliateur de la Chine au Darfour (« la Chine aide le monde dans la crise du Darfour, pour éviter le drame ») et dans le monde (« la Chine aide le monde en empêchant l'Iran de se doter de l'arme nucléaire »). De la pure ineptie en bois de Sequoïa, du boule-chite de derrière les fagots, de la déclaration si fausse, si hypocrite, si incohérente, que je ne prendrai même pas la peine de commenter les grosses ficelles argumentaires qu'un jury d'enfants de sept ans sous Télétubbies aurait levés sans peine.
Puis, alors qu'à ce stade la plupart des observateurs politiques honnêtes ont normalement du être pris de nausée et de saignements de nez, il nous a tenu à peu près ce langage, parlant cette fois de notre futur (et certainement brillant) retour sur le champ de bataille afghan:
« C'est pas la peine d'aller éteindre la flamme olympique, hein...parce que ça, c'est du deux poids et deux mesures, hein. C'est pas la peine d'aller bousculer la p'tite athlète, heu, handicapée, si c'est pour dire, « oh ben oui, là, euh, si c'est la flamme olympique ça nous gêne, mais quand c'est en Afghanistan, la Burka sur les femmes ça nous gêne pas », et bien moi, ça me gêne ».
Que veut dire notre poète par ce discours bien confus? traduisons en Français courant, ou plutôt juste en Français ce qu'il semble vouloir confusément nous dire:
« Vous vous opposez au passage de la flamme olympique, mais vous êtes peu dérangés par les Talibans » (au passage, j'aimerais qu'il m'en trouve, de ces fameux opposant aux JO à Pékin qui en même temps kifferaient la Burka...bref). « Vous faites du deux poids deux mesures ».
Voilà, c'est dit. Les journalistes prétextes, médusés, ont laissé passer, alors que, (et putain c'était quand même facile à relever!)le président en ne s'opposant pas au gouvernement chinois mais en envoyant des hommes en Afghanistan fait justement montre du « deux poids deux mesures » qu'il dit critiquer!
Alors...si comme moi vous ne savez pas si les journalistes manquent de logique ou de courage quand ils sont face au président, si comme moi vous vous demandez à quoi a servi ce show minable à part à slalomer entre les portes ouvertes et les sophismes, si vous pensez que ceux qui nous gouvernent n'ont ni courage politique, ni idées ni constance, ni honnêteté intellectuelle, si...
...Enfin, vous m'avez compris.
Non?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire