lundi, octobre 27, 2008

Concerto Nominal pour trois Opiums

Laisser l'état créer des monstres plus fort que lui, laisser le marché bâtir des cathédrales de cartes, laisser la religion forger l'avilissement par la bêtise et la répression. Etat, religion, marchés. Combien d'hommes et de rêves sacrifiés à ces Moloch?


L'Etat: celui qui au nom de son propre rayonnement fait le ménage dans son pré-carré africain, déploie d'inutiles et nuisibles forces armées, développe des programmes nucléaires civils capables de pourrir des régions entières au moindre pet de travers. L'Etat et ses prisons, ses armées, ses enjeux hors d'échelle, ses coups tordus, ses connivences et ses centrales nucléaires.


Le marché, abandonné à lui même, dont même les économises classiques ont démontré l'instabilité. Le voici, le marché, enfantant des chimères virtuelles aux gains (pour ses valets) et aux pertes (pour nous tous) bien réelles. Le marché religion, devenu capitalisme avec ses logiques,ses enjeux qui dépassent états et individus. Jusqu'à l'absurde.


La religion, dernier rempart des victimes, qui étend ses barbes chez les prolos. Damnés de Karachi, Finsburry Park et du Métro Couronnes, pronant le retour à la case septième siècle sans toucher 20 000 francs. Pauvres de Sarcelles, du XIXème arrondissement et de Jérusalem en toque à fourrure et chapeaux noirs avec bouclettes, colons abrutis brandissant un vieux livre et un fusil pour quelques arpents de terre qui ne leur appartiennent pas. Vicaires intégristes revenant au Latin suivis par des puceaux sans capotes, prêtres russes canonisant les tsars et sanctifiant la guerre de tchétchénie, sous l'oeil attendri des oligarques et des mafieux dans une Russie qui crève de fin. Prêcheurs fous du Midwest niant jusqu'à l'évolution et l'histoire face aux prolétaires aliénés de la Bible Belt.


Etat, marché, religion: fausses solutions, vrais poisons.


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le maître de Chai est passé par là...

"la vie est belle, à garges sarcelles"

Lho