(CA C'EST DU TITRE!)
Tandis qu'au loin à l'Est toussotent gentiment les derniers survivants de Tchernobyl, Notre beau pays construit, exporte, et développe toujours plus la sympathique et franchouillarde technologie nucléaire. Entendre l'autre fois la souriante directrice d'AREVA sur Inter ne m'a pas rassuré. Bien au contraire.
La base du principe de précaution, tout comme du « développement durable », cela devrait être une somme de questions simples à se poser. En cas d'accident, combien de kilomètres carrés, et combien d'être humains vais-je effacer de l'histoire et de la géographie? Puis-je garantir qu'un tel accident est impossible? Si des gens plus méchants que moi venaient à pouvoir détruire ou prendre le contrôle de mon installation, quels en seraient les risques? Est-ce que ce que je construis est utile? Et, enfin, la sécurité de ma construction pourrait-elle être assurée en cas d'effondrement du pouvoir?
On va y aller tranquillement, question par question. Si nos mignonnes centrales pètent en Normandie, Ce sera un petit peu dommage pour pas mal de monde (pour Paris et Londres aussi, bande d'égoïstes!). Cette petite vidéo de Greenpeace illustre de façon ludique les conséquences d'une telle couille.
Le plus amusant, c'est quand on demande au nucléocrates de tout poil si un accident ou un acte malveillant est possible: dans ces cas là, invariablement, on nous vante la sécurité (technique comme militaire) mise en oeuvre, l'improbabilité d'un tel événement. Passons sur le fait que ça ne manque pas d'humour après les nombreux incidents nucléaires qui ont émaillé notre histoire, et jouons le jeu. Les centrales sont, en effet, conçues pour résister, par exemple, à la chute d'un avion...de tourisme. Pour mémoire, ce sont des avions de lignes que les tours du 11 ont mangés en 2001. alors pour peu que quelqu'un de malintentionné ait, en plus, une mémoire pas trop en carafe, on est dans la merde potentielle puissance mille jusqu'au trognon. Sécurisées les centrales? Greenpeace (encore eux!) montrait par les faits à quel point les centrales sont des passoires en infiltrant des militants à eux dans le saint des saints.
On ne s'attardera pas sur les projets de recyclage du MOX, présentés limite comme du bio tout vert, et qui feraient de nos belles routes (les salopes) le lieu de transit de centaines de camions plein d'oxydes d'Uranium et de Plutonium. Comme les accidents et les détournements de camions sont, c'est bien connu, « improbables », me voilà rassuré et heureux, pleinement confiant dans les choix énergétiques de mon chouette pays. De toutes façons, avec le nucléaire, c'est la transparence absolue: les nuages s'arrêtent au frontière et il ne se passe rien au Tricastin. De la bombe. (sans jeux de mots).
« Oui, mon pote, me dira-t-on, (car le nucléocrate est enjoué vu ce qu'on refourgue ces derniers temps), oui, mais c'est ça où la bougie ». Ah, le salaud. Primo, Le ratio d'énergie nucléaire à l'échelle mondiale est minime. Secundo, de l'uranium, c'est comme du pétrole: y en aura pas éternellement et, d'ici 80 ans, c'est niqué, ta filière. Tertio, effectivement, on peut faire des super projections sur l'avenir à niveau de consommation égale; faut juste pas oublier qu'il faut huit planètes de ressources avec ce genre de calculs, si on se calque sur notre mode de vie actuel. C'est pourquoi il serait quand même beaucoup plus sérieux (et je pèse mes mots) de se pencher sur des scénarios alternatifs, type « Négawatt ». En ce souvenant que tout le blé investit dans le nucléaire, c'est autant d'oseille en moins pour ce type de projets.
Dernier point: personne ne rappelle que, nos déchets enfouis, nos centrales, nécessitent un contrôle hyper-centralisé qu'on ne sera peut-être plus en mesure d'effectuer: que voulez vous, je n'y suis pour rien, mais les guerres arrivent parfois, et les états meurent aussi. Mais c'est là une réflexion de peut-être trop long terme pour nos industriels du nucléaires si prompts à nous parler de l'avenir climatique des « générations futures » dans des clips à la con.
Alors pourquoi qu'en France, on se casse les couilles avec une source d'énergie qui sent pas bon comme ça, me diras-tu, ami de gauche? Pourquoi que même le PS et la CGT sont pour? Parce qu'on a un joli lobby nucléaire semi-privé qui a des centrales à refourguer partout (et dont ils feront, bien sûr un usage pacifique) avec des emplois induits. Parce que le nucléaire, c'est la bombe et les centrales, deux symboles de notre « indépendance ». Parce que de jolis projets de fusion entre AREVA et des groupes on été évoqués et qu'il serait dommage de jouer les Cassandre et de faire foirer cette fête à l'Euro.
Le nucléaire, c'est la centralisation étatique, le risque écologique, le tout dans les pognes d'un complexe militaro-industriels mi Allègre, mi-adjudant Cronembourg. Mais qu'on y touche, et c'est toute la propagande EDF/AREVA/CEA/armée qui s'y met, à grand renforts de pub, de CRS et de sociologues embauchés pour la cause. Il s'agit d'empêcher la légitime méfiance envers le nucléaire qu'aurait certainement l'opinion sans ces spots et ce lobbying permanent. Pour vous montrer jusqu'où ça va, il m'est arrivé de discuter avec un de mes anciens voisins responsable de la sûreté nucléaire; Il me disait qu'on envoyait des chercheurs Français gratosses en Ukraine, Biélorussie et Russie pour colmater les centrales là bas. Oh, non, pas par fraternité; mais des mots même de ce voisin qui était lui même franchement acquis à la cause nucléaire, parce que l'opinion française n'accepterait pas qu'un second Tchernobyl ait lieu, et qu'elle demanderait alors la fin de la filière.
Santé Bonheur!
Le développement durable en question(s)
La base du principe de précaution, tout comme du « développement durable », cela devrait être une somme de questions simples à se poser. En cas d'accident, combien de kilomètres carrés, et combien d'être humains vais-je effacer de l'histoire et de la géographie? Puis-je garantir qu'un tel accident est impossible? Si des gens plus méchants que moi venaient à pouvoir détruire ou prendre le contrôle de mon installation, quels en seraient les risques? Est-ce que ce que je construis est utile? Et, enfin, la sécurité de ma construction pourrait-elle être assurée en cas d'effondrement du pouvoir?
On va y aller tranquillement, question par question. Si nos mignonnes centrales pètent en Normandie, Ce sera un petit peu dommage pour pas mal de monde (pour Paris et Londres aussi, bande d'égoïstes!). Cette petite vidéo de Greenpeace illustre de façon ludique les conséquences d'une telle couille.
Le plus amusant, c'est quand on demande au nucléocrates de tout poil si un accident ou un acte malveillant est possible: dans ces cas là, invariablement, on nous vante la sécurité (technique comme militaire) mise en oeuvre, l'improbabilité d'un tel événement. Passons sur le fait que ça ne manque pas d'humour après les nombreux incidents nucléaires qui ont émaillé notre histoire, et jouons le jeu. Les centrales sont, en effet, conçues pour résister, par exemple, à la chute d'un avion...de tourisme. Pour mémoire, ce sont des avions de lignes que les tours du 11 ont mangés en 2001. alors pour peu que quelqu'un de malintentionné ait, en plus, une mémoire pas trop en carafe, on est dans la merde potentielle puissance mille jusqu'au trognon. Sécurisées les centrales? Greenpeace (encore eux!) montrait par les faits à quel point les centrales sont des passoires en infiltrant des militants à eux dans le saint des saints.
On ne s'attardera pas sur les projets de recyclage du MOX, présentés limite comme du bio tout vert, et qui feraient de nos belles routes (les salopes) le lieu de transit de centaines de camions plein d'oxydes d'Uranium et de Plutonium. Comme les accidents et les détournements de camions sont, c'est bien connu, « improbables », me voilà rassuré et heureux, pleinement confiant dans les choix énergétiques de mon chouette pays. De toutes façons, avec le nucléaire, c'est la transparence absolue: les nuages s'arrêtent au frontière et il ne se passe rien au Tricastin. De la bombe. (sans jeux de mots).
"Le nucléaire ou la bougie"
« Oui, mon pote, me dira-t-on, (car le nucléocrate est enjoué vu ce qu'on refourgue ces derniers temps), oui, mais c'est ça où la bougie ». Ah, le salaud. Primo, Le ratio d'énergie nucléaire à l'échelle mondiale est minime. Secundo, de l'uranium, c'est comme du pétrole: y en aura pas éternellement et, d'ici 80 ans, c'est niqué, ta filière. Tertio, effectivement, on peut faire des super projections sur l'avenir à niveau de consommation égale; faut juste pas oublier qu'il faut huit planètes de ressources avec ce genre de calculs, si on se calque sur notre mode de vie actuel. C'est pourquoi il serait quand même beaucoup plus sérieux (et je pèse mes mots) de se pencher sur des scénarios alternatifs, type « Négawatt ». En ce souvenant que tout le blé investit dans le nucléaire, c'est autant d'oseille en moins pour ce type de projets.
Dernier point: personne ne rappelle que, nos déchets enfouis, nos centrales, nécessitent un contrôle hyper-centralisé qu'on ne sera peut-être plus en mesure d'effectuer: que voulez vous, je n'y suis pour rien, mais les guerres arrivent parfois, et les états meurent aussi. Mais c'est là une réflexion de peut-être trop long terme pour nos industriels du nucléaires si prompts à nous parler de l'avenir climatique des « générations futures » dans des clips à la con.
Alors pourquoi qu'en France, on se casse les couilles avec une source d'énergie qui sent pas bon comme ça, me diras-tu, ami de gauche? Pourquoi que même le PS et la CGT sont pour? Parce qu'on a un joli lobby nucléaire semi-privé qui a des centrales à refourguer partout (et dont ils feront, bien sûr un usage pacifique) avec des emplois induits. Parce que le nucléaire, c'est la bombe et les centrales, deux symboles de notre « indépendance ». Parce que de jolis projets de fusion entre AREVA et des groupes on été évoqués et qu'il serait dommage de jouer les Cassandre et de faire foirer cette fête à l'Euro.
Ingénieurs et chercheurs gratuits
Le nucléaire, c'est la centralisation étatique, le risque écologique, le tout dans les pognes d'un complexe militaro-industriels mi Allègre, mi-adjudant Cronembourg. Mais qu'on y touche, et c'est toute la propagande EDF/AREVA/CEA/armée qui s'y met, à grand renforts de pub, de CRS et de sociologues embauchés pour la cause. Il s'agit d'empêcher la légitime méfiance envers le nucléaire qu'aurait certainement l'opinion sans ces spots et ce lobbying permanent. Pour vous montrer jusqu'où ça va, il m'est arrivé de discuter avec un de mes anciens voisins responsable de la sûreté nucléaire; Il me disait qu'on envoyait des chercheurs Français gratosses en Ukraine, Biélorussie et Russie pour colmater les centrales là bas. Oh, non, pas par fraternité; mais des mots même de ce voisin qui était lui même franchement acquis à la cause nucléaire, parce que l'opinion française n'accepterait pas qu'un second Tchernobyl ait lieu, et qu'elle demanderait alors la fin de la filière.
Santé Bonheur!

1 commentaire:
De toute façon, une thyroïde on peut très bien s'en passer, et je sais de quoi je parle.
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