
(roulement de tambours)
La réforme des sociétés de presse!

(Gong).
Alors oui, j'en ai déjà parlé dans ce billet. Pour simplifier mon propos, je vais quand même remâcher tout ça.
En quelques mots, je vous rappelle la solution proposée par Hubert Beuve Mery , sa « proposition de loi pour la constitution de sociétés de presse à but non lucratif ». Le but est de garantir l'indépendance des sociétés de presse par leur statut même. Libérées de la corde de rappel du profit, impossibles à racheter et donc à devenir la courroi de transmission de groupes industriels, les sociétés de presse les sociétés de presse pourraient ainsi exercer hors les risques de connivences, de prédation des actionnaires, et des copinages honteux qu'on a pu connaître sous Nicolas Ier.
« Le seul moyen d’éviter cet obstacle de l’argent à la sauvegarde de la totale indépendance de la société consiste dans le renoncement définitif des associés aux profits sociaux. », pour citer cousin Hub'. Par parenthèse, ça n'empêche nullement l'entreprise de verser des salaires et d'investir.
Pour finir, je laisse le dernier mot à Claude Julien, dont le texte sur le site de l'ACRIMED a largement inspiré ce billet.
« Les journaux qui opteraient pour un tel statut (celui de société à but non lucratif) n’auraient donc guère de chances d’exciter la convoitise des affairistes. Ce sont ces journaux qui bénéficieraient d’un régime fiscal de faveur et des aides publiques (timbre, entre autres) que l'état n’aurait évidemment plus aucune raison d’accorder aux entreprises de presse choisissant le statut d’une société commerciale. Serait supprimée l’aide que l'état accorde aux quotidiens à faible capacité publicitaire. En 1984, cinq journaux (La Croix, L’Humanité, Le Matin, Libération, Présent) se partagent à ce titre une douzaine de millions de francs. Détestable sélection en fonction de critères commerciaux, à laquelle il serait bien préférable de substituer une sélection en fonction du statut - commercial ou à but non lucratif - librement choisi par chaque entreprise de presse. »
A bientôt chers lecteurs!
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