samedi, novembre 24, 2007

Eternal sunshine of the "Monsieur S" mind

On chasse le « privilégié » cheminot-gréviste, on exonère d'ISF ceux qui n'en branlent pas une en faisant fructifier le capital à leur Père.

On se fout de notre gueule.

On nous parle de se serrer la ceinture, et le premier d'entre nous s'accorde 140% d'augmentation de salaire.

On se fout de notre gueule.

On nous parle d'égalité des chances, d'équité et on passe ses vacances sur un yacht appartenant à un « ami » candidat à de nombreux marchés publics.

On se fout de notre gueule.

On nous annonce à coups de danse du scalp l'arrestation de l' « assassin du préfet », au mépris total de la présomption d'innocence; des années après, on cherche encore les preuves.

On se fout de notre gueule.

On nous parle de justice sociale en faisant « participer » les malades (franchises), les pauvres (bientôt la TVA sociale?) et de moins en moins les riches (exemptions, boucliers...) qui sont de plus en plus riches (regardez donc comme les dividendes des entreprises du CAC40 ont explosé, regardez donc comme l'écart entre riches et pauvres s'accroît).

On se fout de notre gueule.

On se dit de rupture quand son parti est au pouvoir depuis cinq ans et qu'on y a participé à tous les postes, notamment comme pompier pyromane lors des émeutes.

On se fout de notre gueule.

"On" va à Washington fêter en notre nom notre retour dans la grande fête impérialiste, et, pourquoi pas, retrouver un strapontin au "commandement intégré" de l'OTAN (ceux qui croyaient encore en une armée européenne apprécieront).

On se fout de notre gueule.

On met deux ou trois ministres-potiches noires et arabes, pour tenir à Dakar des discours nauséabonds sur l'Afrique quand on n'évoquerait pas carrément, d'après une rumeur persistante dans les chancelleries, le « trop grand nombre de musulmans en Europe » et le « choc des civilisations » à venir.

On se fout vraiment de notre gueule.

On nous parle de courage politique quand on ne gouverne que par les sondages, la pensée unique et l'appel aux bas instincts.

On se fout vraiment de notre gueule.

Et « On » s'en foutra encore pendant quatre ans, voir neuf. Et « On » bousculera ce qui reste de valeurs dans ce pays, « On » attisera la haine et le repli, « On » fera des anciennes solidarités un paillasson.

"On" commence à tirer un peu fort sur la corde.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Moi non plus j'ai pas bien digéré les titres et sujets médiatiques d'hier, à base de "Nicolas Sarkozy savoure sa victoire", une réforme bien menée grâce à la main tendue aux syndicats, etc.

D'ailleurs ces derniers temps (seulement ?) on dirait que la CGT lance une campagne intensive de recrutement pour SUD - ça faisait mal de voir ces cheminots CGT floués, les larmes aux yeux : "Mais pourquoi ils sont pas partis en claquant la porte ?"

Anonyme a dit…

Avec retard, mais il faut bien actualiser:
- l'augmentation (du pouvoir d'achat) de M. Sarkozy a été de 206 %, selon les calculs d'un spécialiste de la question, le député (PS) René Dosière.
- Notre Président a anticipé l'augmentation de ses émoluments de "petit cadre moyen" (dixit l'inéffable Pierre Lelouche !) en obtenant le maintien de son salaire de... ministre de l'Intérieur jusqu'au 31 décembre 2007 (il a démissionné, je le rappelle en mars dernier...) Cf le Canard enchaîné de cette semaine. Nouvelle illustration de "Tout seul, tout est possible" ?

Adso, a dit…

Big Up, le Crew, Big Up!

Anonyme a dit…

Thanks for writing this.