Ce qu'on devrait pouvoir attendre de la gauche, et surtout quand elle est dans l'opposition, c'est qu'elle soit force de proposition. Or, trop occuppée à courir après un centre qui a réussi l'exploit d'être plus mou qu'elle, elle se fait force...de rien du tout.
La gauche, avant, était une force de dépassement, une force de progrès, si galvaudé que soit le mot: proposer les congés payés, l'abolition de la peine de mort, soutenir la contraception pour tous, c'était ça, la gauche. Et maintenant? elle a à peine la force de soutenir ses 35 heures et ces retraites, la gauche. elle titube dans des votes bidons qui ne font que donner plus de crédit à la majorité. Elle pensait sauver les meubles en évitant les débats, elle pensait que le concensus mou lui redonnerait ses ouailles perdues, la voilà mendiant un contre-pouvoir ridicule ici, exigeant quelques amménagements aux pires aliénations là, sans honneur ni espoir.
Avec une telle gauche à l'époque, les enfants de douze ans travailleraient encore dans les mines et je ne suis pas sûr qu'on aurait jamais eu l'ombre d'un droit du travail. Si la gauche avait été si timide, si soucieuse de rester dans le jeu, on marcherait encore tous à la trique. Parcequ'il fallait en avoir, de l'imagination, quand les autres criaient qu'il n'y avait pas d'alternative, il fallait en avoir, des couilles, devant les flics, les curés et les experts d'hier.
Serions nous arrivés à la fin de l'histoire, que cette même gauche ne trouve pas de combat à mener? Car enfin, qui devrait hurler sur la Françafrique, sur la dictature des marchés, sur la misère et la société de contrôle, qui devrait faire sienne les luttes de chacun? La gauche. Celle qui vote aujourd'hui, avec mille pincettes certes, le traité de Sarko. Celle qui prône la sécurité. Celle qui a abandonné la lutte des classes pour un "pouvoir d'achat" bien mou du slip.
Moi, j'attends de la gauche qu'elle soit en avance sur le monde. que ces propositions sèment le doute et le rêve dans les têtes et l'histoire. Que sa voix et ses coups lézardent les murs des empires. Mais aujourd'hui, elle ne fait que suivre l'ordre des choses en se justifiant. Et à chaque vote, ce sont de nouvelles couleuvres à avaler. Un "enrichissez vous, faites des profits" devant les patrons lors de la campagne éléctorale, par exemple.

Avec une gauche aussi stérile, même notre droite, une des plus incompétente au monde, peut dormir tranquille. Heureusement qu'il y a encore des fous pour s'insurger, des gens qui montreront à l'histoire qu'on n'avait pas tous baissé notre froc. Prenez l'occupation de la CNIL par exemple. Personne n'en a parlé, la gauche n'a pas soutenu.
Pourtant, la CNIL, c'est justement un exemple d'organisme qui, de protecteur des libertés individuelles, est devenue une chambre d'enregistrement de toutes les méthodes de contrôle, au nom, bien sûr, du concensus, et d'un "juste milieu" improbable entre la protection des libertés et je ne sais quel "progrès", je ne sais quelle "aspiration légitime à la sécurité" et je sais très bien quelles entreprises. Une chambre qui finit par tout légitimer.
D'ailleurs, le parallèle est si tentant: tout comme la CNIL finit toujours par enregistrer ce que le lobby flico-industriel lui met dans les pognes comme équipements de surveillance, notre gauche parlementaire finit toujours par suivre l'ordre libéral. Leurs points communs? Croire pouvoir conciler les inconciliables, nier les rapports de forces et suivre mollement les cours des évènements.
Occupper la CNIL, faucher des OGM, manifester devant les centres de rétention administratifs pour sans-papiers: et si c'était juste faire le boulot d'opposition que ne fait plus la gauche?
A méditer...mais pas trop.
La gauche, avant, était une force de dépassement, une force de progrès, si galvaudé que soit le mot: proposer les congés payés, l'abolition de la peine de mort, soutenir la contraception pour tous, c'était ça, la gauche. Et maintenant? elle a à peine la force de soutenir ses 35 heures et ces retraites, la gauche. elle titube dans des votes bidons qui ne font que donner plus de crédit à la majorité. Elle pensait sauver les meubles en évitant les débats, elle pensait que le concensus mou lui redonnerait ses ouailles perdues, la voilà mendiant un contre-pouvoir ridicule ici, exigeant quelques amménagements aux pires aliénations là, sans honneur ni espoir.
Avec une telle gauche à l'époque, les enfants de douze ans travailleraient encore dans les mines et je ne suis pas sûr qu'on aurait jamais eu l'ombre d'un droit du travail. Si la gauche avait été si timide, si soucieuse de rester dans le jeu, on marcherait encore tous à la trique. Parcequ'il fallait en avoir, de l'imagination, quand les autres criaient qu'il n'y avait pas d'alternative, il fallait en avoir, des couilles, devant les flics, les curés et les experts d'hier.
Serions nous arrivés à la fin de l'histoire, que cette même gauche ne trouve pas de combat à mener? Car enfin, qui devrait hurler sur la Françafrique, sur la dictature des marchés, sur la misère et la société de contrôle, qui devrait faire sienne les luttes de chacun? La gauche. Celle qui vote aujourd'hui, avec mille pincettes certes, le traité de Sarko. Celle qui prône la sécurité. Celle qui a abandonné la lutte des classes pour un "pouvoir d'achat" bien mou du slip.
Moi, j'attends de la gauche qu'elle soit en avance sur le monde. que ces propositions sèment le doute et le rêve dans les têtes et l'histoire. Que sa voix et ses coups lézardent les murs des empires. Mais aujourd'hui, elle ne fait que suivre l'ordre des choses en se justifiant. Et à chaque vote, ce sont de nouvelles couleuvres à avaler. Un "enrichissez vous, faites des profits" devant les patrons lors de la campagne éléctorale, par exemple.

Avec une gauche aussi stérile, même notre droite, une des plus incompétente au monde, peut dormir tranquille. Heureusement qu'il y a encore des fous pour s'insurger, des gens qui montreront à l'histoire qu'on n'avait pas tous baissé notre froc. Prenez l'occupation de la CNIL par exemple. Personne n'en a parlé, la gauche n'a pas soutenu.
Pourtant, la CNIL, c'est justement un exemple d'organisme qui, de protecteur des libertés individuelles, est devenue une chambre d'enregistrement de toutes les méthodes de contrôle, au nom, bien sûr, du concensus, et d'un "juste milieu" improbable entre la protection des libertés et je ne sais quel "progrès", je ne sais quelle "aspiration légitime à la sécurité" et je sais très bien quelles entreprises. Une chambre qui finit par tout légitimer.
D'ailleurs, le parallèle est si tentant: tout comme la CNIL finit toujours par enregistrer ce que le lobby flico-industriel lui met dans les pognes comme équipements de surveillance, notre gauche parlementaire finit toujours par suivre l'ordre libéral. Leurs points communs? Croire pouvoir conciler les inconciliables, nier les rapports de forces et suivre mollement les cours des évènements.
Occupper la CNIL, faucher des OGM, manifester devant les centres de rétention administratifs pour sans-papiers: et si c'était juste faire le boulot d'opposition que ne fait plus la gauche?
A méditer...mais pas trop.


1 commentaire:
"Où va-t-on, chef?"
"A gauche camarade!"
Cecilia au PS: une chance pour 2012
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